A la fenêtre

Deux vantaux entrouverts
Sous une lumière matinale.

Je traverse la pièce
Et marche jusqu’à la fenêtre.
La main posée sur la vitre,
Mon regard fusionne avec elle.

A l’abri du présent
A l’abri de ma ville, j’observe.

Je respire les rayons du soleil
Occultés par mes persiennes,
Paravents illusoires
Pour mes dangers imaginaires.

Vaine tentative pour calmer mes angoisses
Par un ridicule bouclier transparent.

Debout face à cet univers
La cohue des rues me tue.

Cramponné aux montants
J’ose un geste d’approche
Dans cet espace urbain

Je me noie dans la bruine
Et ne sais plus depuis longtemps
Que mon corps frémit.

Derrière la fenêtre, je regarde.
Mon corps vit
Mais mon esprit meurt.

Ici et partout des murs,
Ici et partout l’artifice
C’est un tout miroitant
C’est un tout qui leurre.

Devant ma fenêtre,
Je me cramponne à l’espoir,
Devant moi,
Ce tout me tue

GAS - Octobre 10/2015


Catégorie : - 2015
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